… et bon appétit bien sür

Suite de « c’est vrais qu’ils mangent du chien en Chine? »

L’insolite

–          La Chèvre. Oui la chèvre se mange. Est-elle bonne ? Bof. En curry ça passe.

–          La grenouille. Ou le crapaud-buffle. Les chinois ne mangent pas les cuisses : ils mangent tout. C’est dégelasse. Vraiment. En plus vu l’état des rivières en Chine, c’est toxique car Kermite respire (et urine !) par la peau.

–          L’écrevisse. Pas mauvais. Mais si vous comptez la décortiquer vous passerez pour une chochotte doublée d’un cuistre. Les chinois gobent tout et recrachent une boule de cartilages. Comme les hiboux.

–          Les morceaux pas habituels. Alors il y a les pieds de poulets fermentés (pas bon) ou de cochons (impossible à manger si vous n’êtes pas un virtuose des baguettes) les oreilles de cochons (cartilagineux à mort). La  crête de Coq (morceaux de choix répugnant)  les tripes de porc, de bœuf ou de mouton (variable, à manger grillé croustillant et chaud de préférence). Le visage de cochon. Les testicules de poulet (ça passe jusqu’à ce que votre dent morde dans ce truc : la veine au milieu).

Les pénis d’animaux : Un restaurant à Pékin ne sert que ça, du chien (voir plus bas) à l’âne. Un expatrié french ambivalent s’est un jour lancé dans un exposé sur les mérites de cette viande. Et de conclure en roulant des yeux de folle « la bite d’âne c’est trop bon, tu devrais tenter».

Pénis d’âne

Comme il est impossible de savoir si il parlait de Ron Jeremy ou d’un bourricot je vous laisse essayer. Il y a peu je suis tombé sur une cassolette d’ovaires de porcs et de mouton en Thailande : j’ai pas osé. La cervelle de proc se mange aussi en fondue chinoise à Chongqing. Un jour un pote a voulu faire le malin et en a commandé. On lui a apporté un genre de petit porte-manteau pour accrocher un lobe pendant que l’autre trempe, afin de sortir la cervelle plus facilement avec des baguettes. D’après lui, c’est la chose la plus répugnante qu’il ait jamais mangé. Et vous feriez mieux de le croire : il est italien.

–          Le bœuf Waggyu : Imaginez un bœuf qui sort de l’université des bœufs. Non je ne parle pas de Mickael Vendetta à. On lui fait des massages à la bière pour qu’il soit en forme, on lui file des herbes sauvages cueillies à la main. On lui chante des chansons de Bjork pour l‘endormir. Puis un beau jour, sous prétexte d’aller voir une représentation de Pucini en ville, on l’isole et on lui file un gros coup de maillet sur la gueule en chantant des trucs cruels car japonais. La viande est incroyable. Ca fond dans la bouche comme une Hagen Dasz. Pas besoin de mâcher. Se mange cuit bleu ou carrément cru en lamelle. Ça coute les yeux de la tête mais il y a plusieurs qualités. Le bas de gamme est accessible à nous, les pauvres.

–          Le cochon impérial. Prenez un porcelet tout mignon tout plein. Maintenant, tabassez-le. Pendant un mois. Une fois que Babe n’est plus qu’une croute vivante, égorgez-le et massez-le au miel avant de cuir. La peau croustillera et il parait que c’est à la base comme ça qu’on faisait la viande laquée. Pour être aussi cruel il faut être chinois et cette préparation vous vaudra 6 mois de taule bien méritée pour cruauté envers les animaux chez nous. Quel dommage que ce concept n’existe pas en Chine.

Le bizarre (arrêtez de lire ici si vous êtes TROP sensible)

–          Chauve-souris : Pauvre petite bête. Déjà ya pas grand-chose à manger, ensuite les os (parfois utilisés pour jeter des sorts) sont aussi traitres que ceux du poulet. J’en ai vu grillé et j’ai eu peur.

–          Le poulpe (vivant). Vous avez vu old boy ? Le poulpe se déguste vivant en Corée. Ce qui m’inspire deux remarques. Un c’est cher. Deux c’est extrêmement dangereux car il arrive parfois que ce charmant céphalopode se bloque dans l’œsophage et étouffe le gastronome. Les moins téméraires qui désirent cependant faire souffrir ce brave animal se contenteront de le jeter vivant dans un bouillon au Kimchi (voir plus haut) brulant et de le découper aux ciseaux (sinon avec les baguettes c’est dur) avant de le manger.

–          Crocodile : En me promenant dans une allée de Canton j’ai trouvé un étal qui vendait du crocodile vietnamien. 10 euros plus tard et le cuistot coupait au hachoir une patoune . Une heure plus tard (la cuisson semble longue) on m’a ramené un truc qui ressemblait à du poulet avec une peau épaisse comme du cuir dans une sauce à la cacahuète. Pas terrible. Deux jours plus tard j’ai eu la plus abominable intoxication alimentaire de ma vie et j’ai passé une semaine à suer et à vomir. Coïncidence ? Je ne crois pas : méfiez-vous des crocodiles.

–          Serpent : Une viande très fine avec la consistance de l’anguille. Les Hong-Kongais la vendent cher dans une soupe en hivers revigorante qui ressemble au potage à l’œuf pékinois. Spécialité du restaurant Ser Won fun. A essayer.

Assortiment de larves

–          Insectes : Typique du Yunnan, de la Thaïlande du nord et du Laos. Se mange frit puis trempé dans du poivre sichuan (Chine) du piment (Thailande) du vinaigre (Laos). C’est comme la friture : délicieux brulant, dégelasse froid. Les larves d’abeilles ont encore le dard et le venin picote la langue. Pareil pour le scorpion, qui lui est parfois servis en brochette. Pour commencer, mieux vaut une bonne vieille sauterelle (ca cronch-cronch) qui bizarrement fait moins peur. Les vers à Bambou se déclinent en trois variété : minuscule genre asticots, maousse de la taille d’une allumette et monstrueux comme mon index. A l’extérieur ça fait papier mâché et à l’intérieur comme un genre de brandade de morue. On sent le « bec » là où est la tête. C’est bon, plein de protéine. Aussi disponible : Mygale (pas essayé mais faut la décortiquer), cafard, cigale, larve de libellule (succulent) et libellule.

–          Holotrulie : Je crois que c’est le truc le plus répugnant dans cette catégorie (mais attendez de lire la suite). Avez-vous déjà vu ces espaces de gros cacas noirs sur les rochers en faisant de la plongée ? bah c’est ça. L’holotrulie projette ses intestins sur ses proies pour se défendre. Certaines sont fluo et mortelles. Les cantonais les vendent une fortune (on parle de 2000 euros les 100 grammes là). Les Italiens se font des baloni en or car eux, ils trouvent ca crade et ils les exportent.

La soupe « Bouddha saute par-dessus le mur »

 Ils rentrent dans la composition de la fameuse soupe « Bouddha saute au-dessus du mur ». Le nom vient d’une légende chinoise : Trois jeunes moines végétariens surprennent un pécheur qui se fait une soupe au bord de la mer avec plein de choses (fruits de mer, œuf de caille, holotrulie, tofu, eau de vie etc  etc : 45 ingrédients au total !) dedans. Comme ça sent achement’ bon ils en demandent. Arrive le moine en chef qui les enguele pour avoir brisé leurs vœux karmiques en mangeant des pauvres tits animaux qui projettent leur tripes sur les langoustes . Mais le pécheur, pas beguel pour un sous, lui offre aussi un bol. Et le vieux moine ravis de dire « avec un fumet pareil même bouddha aurait sauté au-dessus du mur du monastère pour en manger ». Le nom est resté. Ce n’est pas du gout des Coréens qui interdisent de nommer ce plat ainsi, le jugeant blasphématoire. Comme quoi ya que les Lyonnais et leur « ptit jésus » qui déconnent avec la religion. Si cette soupe est bonne ? A 100 euros minimum le bol, je n’ai pas eu l’occasion de tester.

Homme préparant du chien

–          Le chien : Oui j’ai mangé du chien. D’abord pour me la péter dans les soirées en ville, et puis après pasque c’est bon. Faut dire que je n’aime pas trop les chiens, je suis plutôt chat (et ça j’en ai jamais mangé, je suis allergique et c’est cruel). Les coréens et les chinois en mangeaient mais la pratique se perd car les jeunes trouvent ça glauque (un peu comme pour le cheval chez nous).  Les meilleurs chiens sont d’élevage, un peu comme des moutons qui japperaient de joie en vous voyant. Mais le kidnapping de caniche se pratique aussi. Le gout évoque le bœuf mais en bien plus gras et plus fort. Souvent préparé très épicé : c’est un plat médical pour les hommes plutôt âgés (problèmes musculaires). On ne voit pas beaucoup de chiens dans les rues en Chine. Pour rappel, les bouchers canins existaient chez nous (les français donc) jusqu’au front populaire. Les mentalités changent et de braves grands-mères pékinoises ont récemment mis en déroute un macabre convoi à coup de… parapluie. La plupart avaient encore leur collier… Cette viande pourrait à terme être interdite. Variante mongole : le loup.

–          La civette : Alors déjà il y a ce truc incroyable : Le civette coffee. Prenez une civette (un genre de loutre/chat/furet qui vit dans les arbres d’Asie) et nourrissez-la de grains de café (elle fera la gueule et sautera partout mais bon…). Ensuite récoltez ses crottes et faite un bon café avec. Il parait que ça a un gout de chocolat. Comme personne ne chie dans mon café moi vivant, j’ai esquivé (oui, je suis un peu chochotte). C’est cher -20 euro la tasse- et très prisé dans les malls asiats’. Plus hardcore, mangez la civette elle-même. Et crevez… On sait aujourd’hui que la civette palmée est à l’origine de l’épidémie de SARS dont elle est porteuse saine. 5000 morts : Ça t’apprendra à manger des tites bêtes aussi mignonnes.

–          Le chat : Pauvre chat angora qui ronronne dans sa cage en attendant la mort. Le chat était consommé chez nous pendant la guerre et ça aurait un gout indissociable du lapin selon Mamie Jeanne… Alors pourquoi becter gros minet quand vous pouvez frire cet enculé vantard de Bugs Bunny ? Non vraiment ?

–          L’ours : L’ours-lune est petit et noir. Il se mange cuit à la vapeur même si l’espèce est menacée. La patte gauche aurait notamment des vertus. Le supplice des ours dont on extrait la bile à des fins médicales s’achève souvent par une assiette. Autres grands gibiers : Tigres, Éléphants sauvages blancs, Cerfs (on revient toujours au chevreuil de son enfance).

–          La baleine : Une spécialité japonaise. Pour assurer une nouvelle génération de psychopathes, le gouvernement du Honshu en sert dans les écoles. Ressemblerait à du thon gras.

–          Le Panda : Naaaaaan je déconne. Déjà yen a plus assez et ensuite tuer un panda et/ou le manger est passible de la peine de mort en Chine. Faut dire que c’est un peu leur mascotte nationale. Vous imaginez les Anglais griller du Bouledogue ou les Français cuire du Coq dans leur Vin ? Ça n’aurait pas de sens non ? Le Panda pourra donc continuer à crever lentement par manque de libido.

Le trop atroce (arrêtez de lire ici si vous êtes sensible)

Alcool erguotuo fermenté avec des coquilles de fruits de mer, et, si vous regardez attentivement, un petit singe fossilisé. En tout cas j’espère que c’est un singe…

–          La cervelle de singe : On lui ouvre la boite crânienne et on y plonge une cuillère, vivant. C’est interdit partout mais ça se pratique entre millionnaires. Les indonésiens mangent aussi de l’Orang-Outang (homme des bois en Barasa), ce qui est atroce car ce primate a 99% de gènes en commun avec nous et l’intelligence d’un enfant. D’un autre coté il arrive que des Orang Outangs violent des paysannes dans les bois.

Soupe de placenta de Renne (Mi lu)

–          Une de mes amies m’a un jour expliqué que sa tante travaillait dans une maternité. Alors, pour faire plaisir à son homme elle lui ramène parfois un bon vieux placenta humain (et son cordon ombilical) pour le faire frire dans de la sauce de soja avec de la ciboulette. Les femmes enceintes mangent aussi parfois leur propre placenta pour se ressourcer après l’accouchement, comme les lapines. On appelle ça l’autophagie (ou cannibalisme de soi-même). Nous, on l’utilise bien pour se le tartiner sur la gueule (cosmétiques) ou la thérapie génique.  Rétrospectivement, c’est le meilleur moyen avec le sexe oral de manger de l’humain sans être cannibale. Ce qui nous amène au taboos des taboos.

–          L’humain . Le cannibalisme est une tradition en Chine. Surtout dans le Hunan. Il existe des livres de recettes de viande humaines millénaires. Elles peuvent être adaptées au porc. La grande famine a entraîné de nombreux cas de cannibalisme et les paysans déterraient les morts pour les cuire et les manger. Plus récemment, des cas ont été rapportés en Corée du Nord. Dans les campagnes, il arrive que des fœtus pleinement développés (l’avortement est autorisé tout le long de la grossesse en Chine) soit cuisinés et mangés en soupe. Le gouvernement chinois arrête systématiquement les contrevenants quand il met la main dessus. Mais des histoires de ce type font régulièrement surface et horrifient les chinois urbains comme les touristes.

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6 réflexions sur “… et bon appétit bien sür

    1. On fait cas du fait que les chinois mangent du chien… Quel différence d’avec nos vaches, veaux, moutons, agneaux, cochons, veaux, crabe, homards (plongés vivants dans l’eau bouillante), nos canard et du foie gras… Tous sont des animaux morts… Voici quelque chose que je ne ferai plus jamais de ma vie : manger des animaux, morts ou vivants… (si les chinois mangent le poulpe vivant, en France et ailleurs les « fruits de mer » (quel joli nom n’est-ce pas ?) comme les palourdes, se mangent aussi crus et les ormeaux se font tabassés vivant pour les rendre plus tendres avant la cuisson dans du beurre pendant 25 min)…
      Finalement, tout pareils… (En France, on mange aussi des rognons et des testicules de sanglier…)
      Bon appétit !

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    1. Je tient à préciser que les propos de ce cher Q n’engagent que lui. Si j’encourage la JAckerie en toute occasion, je condamne le cannibalisme judiciaire car c’est une source de cholestérol nocif aux artères.

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