Pasture of plenty

Je vous conseille de charger la chanson ici même avant de commencer à lire, vu qu’on va parler d’elle. Cette version est tirée de l’excellent album Preachin’ & Hollerin’ de Scott H Biram. Un opus magistral qui devrait satisfaire pas mal de monde, du punk au fan de blues ou de folk. Soyez pas rats, achetez-le, le mec galère.

Ca se passe ici

Est-ce le voyage, la solitude du travailleur immigré en terre étrangère ? Les longues heures en train à regarder vallées, forets et montagnes au son de la version de Scott H Biram ? Est-ce mon initiation récente à l’harmonica ?

J’ai développé une fascination pour « Pasture of Plenty ».

Elle représente pour moi la quintessence du folk, du blues blanc étasunien. Cette chanson de 1941 qui pourrait avoir été écrite par John Steinbeck représente un aspect de l’histoire des Etats-Unis qui me fascine également. Un conte de sang, de poussière, de montagne, de misère, de lutte et de fierté : l’histoire du syndicalisme agricole US des années 40. Des hommes sont certainement morts pour avoir entonné ce chant socialiste.

Loin du folklore suranné du cowboy flinguer , Pasture of Plenty nous raconte pourtant une histoire vraie, universelle. Hors références géographiques, cette chanson pourrait être fredonnée par un vendangeur italien, un cocalero des Andes, ou un moujik russe. C’est ce qui fait sa force. Son thème rural lui vient d’Angleterre et de la chanson traditionnelle « Pretty Poly ».

Comme si certaines vérités éternelles traversaient les continents, les cultures et les âges. Il n’existe pas de traduction digne de ce nom de cette chanson dont le texte original est disponible ICI. Pour les tablatures demmerdez-vous.

Voici donc ma traduction, notez que j’ai parfois très légèrement modifié le texte pour le fluidifier. La chanson est dans le domaine public si vous voulez la reprendre.

C’est un manche dur et solide que mes pauvres mains ont empoigné

Mes pauvres pieds ont tracé une ardente route empoussiéré

Sortant de tes vallées de poussières, vers l’ouest nous avons roulé

Et tes déserts étaient brulants, et tes montagnes glacées

J’ai travaillé dans tes vergers, de pêchers et de prunes

Dormis par terre au clair de la lune

Au bord de tes cités tu nous vois

La poussière nous apporte et le vent nous emporte

Californie, Arizona, je fais toutes tes récoltes,

Au nord jusqu’à l’Oregon, je fauche ton houblon

J’arrache tes betteraves, je coupe ta vigne

Je pose à ta table ton vin léger pétillant

Des pâtures vertes d’abondance à la terre sèche du désert

Du barrage de la grande coulée d’où l’eau s’échappe

Chaque état de cette union nous avons traversé

Nous trimerons à ce combat, nous battant jusqu’à la victoire

A jamais nous errons, cette rivière et moi

Le long de cette verte vallée, je travaillerais à en mourir

Ma terre je défendrais, de ma vie s’il le faut

Car mon pâturage d’abondance doit à jamais rester libre.

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