Les aventure de Fennec-san au Japon,

Un hommage pour la sortie du nouveau James Elroy qui clôture cold 60’s.

Je me lève lourdement, manque de me casser la gueule et embarque mon paquetage d’un pas lourd. Cherche un taxi sous les néons. Dois donner l impression avec mes deux sacs d un parachutiste des 50’s qui fait le tapin dans la nuit. Train pour Nanjing à regarder paresseusement le paysage Chinois nocturne –la nuit noire- défiler. Chaos de la gare de Shanghai. Je me repère sans problème. Taxi fou qui manque d écraser 10 personnes. Me dépose dans un quartier glauque, de l autre coté de la rive prestigieuse de Pudong. Le dos de la carte postale, avec ses baraques branlantes, attendant que la bonne fée spéculation fassetabula rasa du passé de la ville.

Embarquement, saut dans ma cabine pour y poser mon balluchon et mon énorme sac de nouilles instantanées, gésiers de canards séchés en sachet et autre viandes douteuses au piments. Un gros bateau avec 4 pontons. Partage ma cabine avec 2 japonais que je ne verrais pas du voyage. Me poste sur le pont supérieur, appareil photo chargé, prêt à shooter. Là, un couple d Israéliens qui vient de finir 3 ans chez Tsahal –la femme a choisit un service civile-. Le mari parle avec un fort accent un bon Français. Il a la triple nationalité USA-Israël-France.  Ils vont dans un monastère apprendre le Zen prés de Kyoto.

Le bateau se met en mouvement, le mec commence à me parler de son pays. Sur le fleuve les péniches remontent, chargées de charbon pour les centrales thermiques. Une main anonyme a marqué les monticules de caractères argentés indiquant leurs destinations. Je pense au dripping aux coins des rues parisiennes. Ici la Chine apparaît sous un autre jour mécanico-industrielo-guerrier. Grues énormes, containers à perte de vue, super tanker, croiseurs de combats. Le type Israélien commence à me parler des arabes de Frances. J ai le mal de mer sur un fleuve.

Le soir, nous atteignons l’océan. Un an et demi en Chine, et je vois la mer pour la première fois. Photos sur le ponton. Vent fort, mer agitée, un grain se prépare. Me rappelle d une autre vie à Bandol et des conseils du prof de régate. Froid faim frousse fatigue, les 4 F, ceux qui donnent le mal de mer. Je descends au restaurant, commande un curry Japonais prohibitif -4€- pour me caler. Le truc qui arrive ressemble à un truc déjà digéré par quelqu’un mais s avère relativement bon. Chinoises malade, Japonais qui se pintent à la Asahi. Version Chinoise sous titrée japonaise –ou l inverse ?- de Slumdog Millionnaire. Eviter despoiler ce film –je me le garde pour un jour de déprime- en Chine est un exercice à part entière. Plus tard je monte au 3 eme pont réservé à l élite. Me glisse dans un délicieux Onsen, verre de Vodka et guide de voyage à la main tandis que la houle fait rage. Mais j’y reviendrais.

2 jours passent.


 

Réveil foutraque, la langue pâteuse. La clim déconne, il a fait horriblement chaud dans ma cabine. Petit déjeuner chinois gratuit. Non merci, café seulement. Paquetage, contemple mes réserves évaporées de bouffe. Carton sanitaire anti-H1N1 a remplir et prise de température sur le pont principal. Salle internet, et facebook non-bloqué, discute avec un canadien qui me refourgue tous les lonely planets d Asie en PDF. Sur le pont supérieur, je vois un sous-marin, des iles inhabitées dans la brume. Le Stewart vient me demander où je loge au Japon pour l’émigration. J explique qu’on vient me chercher et que je n’ai pas l’adresse sur moi. Grosse erreur.

Files d attentes de l émigration dans une salle aux murs jaune pisse. Je suis premier. Me fait refouler car j ai oublié de remplir un carton. Retour au bout de la ligne. Des Chinois patientent avec d’énormes bidons d’huile à friture. C est si cher que ca le Japon ? Retour au guichet. Adresse au japon ? Je réexplique. On me demande de passer dernier. Me voilà dans le bureau de l émigration. Reflexe de Français, j enrage à l idée d être considéré comme un clandos dans ce pays. Même questions. Avec moi, les deux Israéliens, avec leur adresse du monastère griffonnée en hébreux pour seul lieu de résidence.

Trop tard pour piocher une adresse au hasard dans mon guide de voyage. Oui, je suis invité à un mariage de Ken F, oui quelqu’un m’attend au débarquement et a l adresse.  Non, Ken n’est pas Japonais, oui, sa femme l’est. Oui, j ai le numéro de Ken sur Internet. Non, ils ne veulent pas me laisser accéder à Internet. Trois fois. Un type se penche vers les Israéliens et leur parle du monastère. Il connaît. On relâche les Israéliens avec leur passeport louche de contrebandier estampillé Israël-Goa-Népal-Thaïlande-Laos-Chine.

Je perds patience, explique que le site internet de l ambassade du Japon à Paris ne mentionne pas toute ces conneries et qu’une simple visite dans la salle d attente ou sur Internet dissiperait le malentendu. La connasse de la réception roule des yeux fous en répétant «  c est votre faute » en Anglais. Elle pue la haine. C est trop d humiliations pour moi. Je me lève de ma chaise et hurle en Anglais « Je veux parler à un représentant de mon ambassade, et remplir une plainte contre vous MAINTENANT. C est une détention et une procédure abusive, j ai des droits et des relations diplomatiques ».  Du pipeau, mais comme dis Papa, « le pipeau n est grave que si on se fait chopper ».

Gros silence.

 

Le type qui avait l air sympa avec les Israéliens passe la tête hors de son bureau. Se rapproche. Demande si je connais ce type ; Un certain Ruben de Hollande ou d Allemagne. Oui, je connais Ruben de Belgique, il est invité au mariage aussi. Le gars sourit. Oui, il disait exactement la même chose. Ils l’ont gardé trois heures. On me rend mon passeport et me souhaite bon voyage au Japon. J’entend presque les dents de l Ubermenschenfurher d’Osaka grincer. Patricia a une sosie à l autre bout du monde, liée à elle par le fil astral de la médiocrité haineuse administrative.

Passablement énervé je prends le couloir. Grande salle. Une bonne vingtaine de paire d’yeux sur moi. Dont 4 appartenant à des bergers allemands. Je me demande si ils sont les seuls à remuer la queue en me voyant.

. Quoi que je dise, quoi que je fasse, que je sois fracasse ou à la masse, j’ connais mon bizness par cœur, j’termine à poil. Sinsemilla (ce n est PAS, une assoce de dealers de came).

La douane, bien sur. Je repense à celle d Espagne qui nous avaient il y a quelque année piquée un sachet d’herbe, un briquet et un bang. Au moment de sortir des locaux, le fonctionnaire Ibérique s apprêtait à entamer sa soirée thématique Bob Marley. Merveilleux métier.

Chien qui me renifle le cul –j’y cache du shit parfois-. Ouvrage de sac et questions débiles. Le fonctionnaire ouvre méticuleusement et replie tout, range ce qu’il pioche poliment. Exactement le contraire de la volante qui vous laisse avec un bateau en cale sèche payante, une voiture dépecée à la tronçonneuse ou un tas de fringue avec les chaussettes sales au sommet et lance « bon remballez-moi tout ca fissa ». Merveilleux métier.

Alex attend depuis deux plombes. Metro d Osaka avec son tarif personnalisé pour chaque station –tarif minimum 2 euros-. La guest house. La piaule des males –Ruben, Philipe, Alex, Daniel, Jo- sent l’étable catalane en aout. Ils m’ont laissé un futon dans la chambre de Daniel, le Colombo-Allemand qui ronfle comme mon ex Joanna. Ca promet. Resto et premières raimens .

Visites des puces d’un temple, une fois par mois, par chance aujourd’hui. Pas mal de merde dans ces puces, un peu comme dans toutes les puces. Me démène et trouve une grenouille au regard paillard pour Martine Marie Jeanne San –ma maman- et un maneki neko pour Lara de la table de Monsieur Eiffel.

 Un maneki neko –chat qui invite- c est un chat qui lève la patte, un peu comme si il faisait un salut nazi ou comme si il jurait à un procès. Comme Maurice Papon quoi, mais version esprit bénéfique plutôt que criminel de guerre. Heureusement pour lui, le maneki neko n’a pas de légion d’honneur. Et son rôle dans la biographie de De Gaule est marginal. En prime, le félin attire les gens dans un endroit et éloigne les mauvais esprits, genre clients bourrés, répression des fraudes et cie. L’âme du chat est bénéfique dans le folklore japonais et je me dis décidément qu’un peuple qui aime les chats, les bains chauds et le thé ne peut pas être foncièrement mauvais.

 

Croisé un vendeur de survet’s Ivoirien qui a fait le marché de Barbes dans le temps –wtf ?-, des gamines en uniformes, une spécialité locale dégelasse, des patates à 3 euros le kilo, des poissons et des poulpes séchés, un dieu-serpent blanc dont un bateleur revend la peau miraculeuse très cher.

Faut pas trainer. Le soir c est enterrement de vie de garçon de Ken dans Namba, le quartier chaud et rouge. C’est Alex et moi qui nous y collons pour l’orga. On improvise une pancarte avec un truc du genre « Je suis célibataire pour la dernière fois ce soir » en Japonais. « Du genre » car il n y a pas d équivalents sociaux, sémantiques, et festifs à l enterrement de vie de garçon au Japon. Liste de gages cons. Bar avec boisson à volonté comme objectif.

Ken arrive. On lui met un bandeau sur les yeux, des oreilles de Mickey Flashy et la fameuse pancarte. Dans le métro, tout le monde s’en cogne et il faut vraiment aller chercher des gens pour la photo et leur faire écrire des trucs sur la pancarte.

Exactement le contraire de la Chine. Ici personne ne te dévisage avec un visage stupéfait, ne te suis dans la rue ou ne fait signe du coude à sa copine quand tu passes. Ca fait du bien.

Nous arrivons au point G. Un pont dans Namba. Encore quelques photos pour notre star d un jour. On enlève le bandeau. Direction le bar. All you can drink pour 2 heures et 30 euros. Le problème : Un Français/Belge/Canadien/Italien/Americain/Neo Zelandais/ ca picole pas comme un Japonais. Le problème : Les occidentaux ne tiennent pas le saké.

Le saké, c est comme le baiju, l’absinthe ou le chouchen. Ca attaque le centre de gravite tout en te faisant croire que t’es pas bourre du tout. Et le lendemain t as l impression qu on a teste des frappes tactiques nucléaires dans ton crane. Kevin, de Nanda, en fera l’expérience à Kyoto.

 

Deux heures plus tard, sortons du bar. Retournés. Buvons le Champagne que j’ai ramené dans des barquettes en cartons chipées au Seven Eleven du coin. Cigare. Faisons marcher Ken qui ne tient plus trop debout. Dans la rue, des belles de nuit chinoises et japonaises se prêtent au jeu des messages sur la pancarte. Echange de fringues entre Francesca et Ken. Ken en mini-juppe. Griffonnage de connerie sur Ken au marqueur. Un bar Irlandais. Ca tangue. Chongqing song à la guitare, un peu notre hymne national à nous. Gage pour Ken. Jouer une scène du seigneur des anneaux de son choix. Gollum will kill them all, especially the fat hobbit, he tried to kill us. Le frère de Ken arrive. Promenade, chips pour éponger. On propose un karaoké. Je décide de rentrer avec Corinna en taxi. 18 euros pour 4 kilomètres. Le chauffeur se perd, comme tous les taxis Japonais. Système d’urbanisme illogique, non-métrique, clanique, par quartiers aujourd’hui disparus.

Le lendemain je suis seul. Ils sont partit à Kyoto. J’ai demandé à me lever tard pour rattraper mon sommeil. Mal de crane à en craindre l AVC, langue comme un gant de toilette. Ca tangue. Je sais aujourd’hui que c est une réaction normal aux deux jours en bateau plutôt que la faute à l alcool. Alors même que je vous écris, mon corps se balance en suivant un reflux qui n existe pas. Ca tangue.

Visite du Château d Osaka seul. Images projetées dans des miniatures qui reconstituent les scènes. Un peu comme les communications dans Star Wars.

Mais au lieu de dire « Aidez moi Obiwan, vous êtes mon seul espoir », c est plutôt « Tu vas crever traitre car tu as peté pendant la cérémonie du thé de ton Daimo. Tu me dégoutes, tient voilà un tanto, éventres-toi toi-même. Et fait ca proprement, la femme de ménage portugaise s’est plainte ». Au sommet, vue imprenable sur le filet de sécurité anti-suicide. Comme dans mon hôtel. Ca tangue toujours.

Promenade dans les rues. Ca tangue moins. Tombe sur un magasin de Katana hyper cher. Besoin d’être étranger ou d’une licence pour acheter un katana, un tanto ou un no-dashi. Oui, jouer à 5 rings ca paye. Et uniquement avant de quitter le pays. Dans les années 60, les meurtres politiques au sabre n’étaient pas rares. Un Anglais jovial m’explique tout cela. Il vient de claquer  6000 euros en Katana. Kill Bill ou simple serial killer en congés payés ?

Me perd. Tombe sur un head shop qui vend bang, encens, tee-shirts tirés de crumb et cie. Le vendeur est sympa, à l image d’une jeunesse Nippone pour qui l’ascenseur social et la méritocratie ressemblent à une blague scato. Je me sens proche à ma manière de lui. Ici aussi ils ont leurs Starac’ et leurs Jean Sarkozy. Retourne à l hôtel. Mange un bento, un genre de lunch box avec maquereau, riz, poulet pané. Dors, épuisé.

Le lendemain, rasage, costume, nœud de cravate. Sortons de l’hôtel. Impression de scène d un film de Kitano. Trouvons le lieu du mariage. Une élégante salle aux airs d’hôtel de ville 19eme. Cérémonie Chrétienne. Le père de Ken est missionnaire au Japon et jadis aux Philippines. Leur église, la famille de Jésus, malgré un nom très « mansonnien », fait plutôt dans le lutherisme discret BCBG. Nécessaire speech sur la nécessité d’aimer et le ménage à trois Homme-Femme-Jésus. Le couple chrétien est échangisme, par définition. Vous pouvez vous embrasser. Applaudissement. Café, petits gâteaux, photos, serrages de mains. C est plein de jolies filles ici aux coupes élaborées soulignant des belles nuques graciles et gracieuses. Tentative. Echec. Re-tentative. Echec. Abandon. Trop faim pour ces conneries.

Plan de table. Dans un coin, tous ensemble, avec le frère et deux amis japonais anglophones. Vidéo commémorative. Speech d’une vénérable professeure se remémorant Kevin et Haruka bambins, speech du voisin, des parents, un autre prof. Leur histoire, bien qu’interrompue quelques années, est ancienne. Ventres qui gargouillent. Très émouvant discours de la belle mère de Haruka « Je serait la meilleure belle-mère possible, c’est-à-dire, la plus évanescente possible. Je t’accueille comme une fille Haruka.». Emotion. Bénédicités.

Buffet démentiel, blanc de blanc pas bon. Beaujolais nouveau Duboeuf –wtf ?-. Sashimis, sushis, petites bouchées de  rosbif sauce au vin à la truffe, poissons grillés, vérines de gaspacho au caviar, Asahi. Pieuvre crue. Coca-cola, gâteaux. Table dévastés dans le coin des estrangers. Ailleurs, bouteilles en place, conversation discrète. Sensation implicite et étrange de trop de solennel. Mes souvenirs d autre mariages avec des jeux vulgaires, des oncles de province petés et cirrhosés qui raconte n’importe quoi, resurgissent. Souvenir de dance, de libations, d’adultes désinhibés et d’enfants en roues libres, de concerts, d ambiance façon fin d albums d’Astérix.

Ken joue pour sa dulcinée avec son meilleur ami. On entame encore la « Chongqing Song ». Scandale feutré Balzacien et offuscation discrète.

8 heure. Départ. Les amis Japonais ont organisés un after. Hôtel, réajustement. Corinna cesse de ressemble à Madame Doubfire croisée avec Margaret Tatcher. Un pub avec une décoration Européenne et une atmosphère cosy. All you can drink, again, plan de table again. Questions-réponses d’un quizz en Japonais. On s’en fiche, nous on boit, on rigole. La pression retombe. Cette horrible sensation, comme ces rêves ou tu découvre trop tard que t’es a poil mais personne te l a dis. Moi je suis chaud, peut être pasque j ai plus envie de plaire à ces jolies filles qui fuient mon regard comme si j était un exhibitionniste dans le métro. Peut être a cause du saké tiéde, aussi. Bingo, histoire de rattraper le coup avec un truc qu’on peut gagner, nous les gaijins. Proposition de Karaoké de Timmy, l’ami de Ken.

On se laisse convaincre, Daniel, Ruben, Timmy, le meilleur amis de Ken et moi. Partons avec une bonne demi-douzaine de Japonais. Au karaoké, on tourne la tête et se retrouve seul entre occidentaux. Etrange. Prenons une cabine. En descendant, tombe sur le groupe de Japonais. La sensation moite et inhospitalière revient. Questions. « On allait vous rejoindre ». Mensonges, demi-vérité d’Asie. Je commence à sentir assez bien cet implicite là. Trop tard pour ces conneries.  Réajustement de la situation devant l énormité du bobard « On voulait vous laisser car vous ne parlez pas Japonais ». En Japonais, un non-nippophone c’est un Gaijin, un barbare. L équivalent du météque quoi. D’un seul coup le message me frappe avec toute la haine de son implicite « La mascarade de l amitié entre les peuples est terminée, nous on ne traine pas avec les meteques ».

Même Ruben, d une grande patience et d’une grande compréhension toute batave, est choqué. Quelque chose de bien plus choquant qu’une insulte. Quelque chose qui nie d’où vous venez, qui vous êtes, et ce que vous pourrez jamais être. Soudain, vous êtes comme un singe demandant le droit de vote à un prix Nobel.

Le chapitre patriotique anti-Japonais sponsorisé par le ministère des armées Chinoise.

85% des Japonais pensent que l’essentiel des actes criminels vient des migrants. Le taux d’immigration atteint péniblement 1% au Japon. Un chiffre jugé « insupportable » et qui fournis l’argumentaire d’une extrême droite particulièrement réac, qui prétend par exemple bombarder Manhattan avec la bombe H en représailles –La soka Gakkai-. Etre un Japonais étant une prérogative à l’introduction dans le crime organisé local, les fameux Yakusas, on peut affirmer que statistiquement, les Japonais sont 4 à 5 fois plus racistes que l électeur Varois moyen. Le savoir est une chose, le vivre, une autre. Ce n’est pourtant pas totalement leur faute puisque, contrairement aux allemands, les crimes de leur peuple tiennent en une ligne dans leurs manuels d’histoire. Et leurs criminels de guerre dorment au chaud dans leurs panthéons militaires. Je n avait pas d avis concernant le débat autours de la remilitarisation du Japon qui s’amorce. Maintenant c’est non, non et NON !

 

Dernière minute ; D’après le douteux China Daily d’aujourd’hui, le Japon commence a entamer des pourparlers sur le sujet. Pour les chercheurs Japonais il n’y aurait que peu de preuve que le génocide de Nanjing ait dépassé les 20 000 morts. Les autres ont du partir au ski. Ca porte un nom bien dég : le négationnisme. Même si la Chine s’y connaît aussi un rayon en négationnisme.

Retour au sujet.

J’ai beau être assez pompette, je repense à Nadika la belle Serbe. « Si tu savais ce que les Japonais pensent de toi, tu les détesterais comme moi, ils nous haïssent profondément et viscéralement. Nous ne sommes pas humains pour eux ». Nadika est bouddhiste très pratiquante. Elle cultive l’amour au quotidien. A pratiqué le Japonais pendant des années. Elle refuse de parler la langue. Le Japon lui inspire une horreur absolue. Ca sent l expérience traumatique majeure. Maintenant je la comprends.

Trop de Kerouak tue le Kerouak, et trop de Whisky tue le Bukowsky.

Sur le coup je suis pris d’une colère noire, plus envers ma naïveté –moi et mes fantasmes de voyageur romantique- qu’envers les goujats. Désormais je serais distant. S’en tenir à une socialisation de façade sans illusions. Ne pas essayer de toucher, ni même d’effleurer. Mon erreur aura été de croire aller plus loin que le superficiel. Le pire : ils veulent rentrer avec nous en métro.  Entretenir une parodie de fraternité ? Impensable pour un Français. Ou au moins pour moi. Pour Kevin je suis une parodie de Français et c’est ca qui plait aux filles. Je me demande bien lesquelles.

Je me casse de la rame… Me perd. Trouve un taxi. Oublie. M’endors. Et le lendemain…

A suivre.


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3 réflexions sur “Les aventure de Fennec-san au Japon,

  1. C’est intéressant ton blog.

    Mais peut être que tu devrais éviter de juger les Japonais avec des critères occidentaux,non?

    Pour information le taux de délinquance au Japon est un des plus faibles du monde ; donc effectivement , nous sommes des Barbares par rapport à eux.

    Concernant les Yakuzas : il faut savoir qu’il s’agit de la seule mafia au monde respectant REELLEMENT un Code d’Honneur.

    Entre autre : ne pas vendre de drogue (ou indirectement , via des dealers Iraniens ou Africains) , si un innocent (les nons – japs ne sont pas concernés) est tué lors d’un réglement de compte la famille est indemnisée, enfin tu ne seras jamais agressé dans la rue gratuitement par des yakuzas .

    Ce ne sont pas des vulgaires racailles comme la merde qui pollue les rues d’Europe de l’Ouest.

    Enfin il faut savoir que le Yama guchi Gumi (la plus grosse organisation Yak) a aidé les nombreux sdfs apparus consécutivement au tremblement de terre de Kobe.

    Quant tu verras une organisation criminelle faire la même chose en Europe tu m’appelles ,hein?

    Et une autre tres grosse organisation Yak est composée en majoritée d’immigrants Coréens ,(le Toa Kai;http://fr.wikipedia.org/wiki/Yakuza#Les_activit.C3.A9s_lucratives_des_yakuzas)… Donc là encore les Japonais ont raison quant ils parlent de la délinquance des immigrés.

    Il faut savoir également qu’à Okinawa , régulièrement, des GI s violent des petites japonaises , évidemment les médias occidentaux n’en parlent pas (surtout que bien souvent il s’agit de GI s afro-américains , en pleine Obamania c’est le genre de truc qui casse l’ambiance)., mais les Japs , eux , sont au courant .

    Et ils évitent d’en parler aux gaijins , car ils sont TRES polis , tout simplement.

    Toi qui est un bourlingueur (et j’ais beaucoup d’admiration pour les personnes dans ton style) tu dois savoir que si , par exemple , tu renverses accidentellement une jeune fille en traversant un village africain , tu te feras lynché aussi sec si tu t’arrêtes .

    Les Japs n’attaquent pas les Gi s qui squattent chez eux, et un Blanc peut se balader tranquillement en plein Tokyo dans la rue sans se faire emmerder.

    (Alors qu’on leur a balancé 2 bombes nucléaires sur la gueule)

    Je te conseille de faire la même chose à Lagos ou à Bagdad , je pense que tu verras assez VITE une légère nuance dans la façon de t’acceuillir….

    Vois tu , c’est ce genre de détails qui différencient les Barbares et les Japonais.

    Et si la notion de Barbare est quelque chose d’anachronique pour la mentalité égalitariste et droits de l’hommiste des occidentaux , néanmoins, elle garde toute sa pertinence si l’on se place selon un certain point de vue.

    Bon , je te remercie de m’avoir supporté jusqu’à cette ligne , j’arrête de te faire la morale.

    Ton blog est excellent .

    J'aime

    1. Bonjour,

      Vous semblez fasciné par la culture japonaise et c’est tout à votre honneur. Sa sophistication, son élègance et sa beauté sont bien sur evocateurs. En revanche vous semblez incapable de prendre en compte les crimes abjectes de ce pays aux Philipines, en Mandchourie ou en Chine (qui franchement, en matiere d’atteintes aux civils fileraient des hauts-le-coeur aux plus psychopathes des SS). Pour memoire les japonais sont responsable du massacre de Nankin, ville où j’ai séjourné et que l’on racconte peuplée de fantomes agonisants de femmes violées puis eventrées à la bayonnette. Si vous les avez bien accrochées vous pouvez visiter le mémorial, qui par-delà l’exploitation grotesque par le parti- vous apporterez plus de details graphiques et historiques que ce que vous souhaiteriez voir.

      « Amnistié » par les americains qui n’ont pas souhaité faire de Nuremberg bis pour ne pas légitimiser le regime communiste ( et probablement de par les Juifs de NY qui ne souhaitaient pas de concurrence à L’ONU dans l’abjecte t refusent encore l’emplois du mot génocide hors cadre stricte de la Shoah) aucun des responsables (dont des gens qui ont utilisés des armes chimiques dans la ville de Chendgu) n’a été sanctionné. Leurs tombes sont encore fleuries de nos jours et les manuels d’histoire japonais ne mentionnent pas ces détails génants. C’est une des raisons qui pesent lourdement sur les efforts de rapprochement Sino-Japonais. Les Japonais ne veulent pas s’excuser pour les « femmes de conforts » Coréennes ou els cocnours de lames (competitions de décapitation au Katana)

      Enfin, ce n’est pas pasque qu’on ne retrouve pas de corps, que les homicides n’existent pas au Japon. Dans les années 50 NYC alors en pleine guerre des mafias, avait une criminalité trés basse. Les racailles japonaises existent, leur specialité étant le tabassage de SDF en groupe (une pratique qui se retrouve en France et aux USa). Bien qu’elle ne saurait etre comparable à Lagos, Paris, Berlin ou Kaboul (quitte à prendre des comparaisons grotesques) la délinquance existe au Japon, et elle est en augmentation, qu’elle soit financiere (une specialité locale qui accouche d’un nouveau gouvernement tout les 6 mois) ou de rue (aussi due aux immigrés poussés à la misere). Autre specialité: le pétage de plomb meurtrier.

      La vente de drogue par des Yakusas est une réalité et il est facile de se procurer kétamine et Shabu-shabu pour qui connais les bons télèphones. Et parle Japonais bien sur (source, une personne qui a connu le systeme penal). Elle n’est pas -loin de là- que le fait des nigérians qui gangrenent l’Asie avec leur traffic d’humains et de mauvaise came.

      La réalité des viols par des GI est un scandale, du à l’imunité pénale TOTALE des GI sur le sol Japonais. Elle a revulsé l’opinion publiques (ce sont des enfants, en plus). Mais l’inceste n’est pas non plus inconnue au Japon.

      La fascination des occidentaux pour les Yakusas (c’est cool, ils ont des lunettes noires) ne doit pas faire oublier que c’est une profession « sale » considérée justement comme étant littéralement sans aucune forme d’honneur (il faut ca pour faire des jeux d’argent). Ils sont juste au-dessus des Buraku qui manipulent les coprs et font les poubelles. Et personne n’est fier d’être un Yakusa. Vous avez vu comment on regarde un tatoué aux bains? Que les USA aient exploité la mafia pour lutter contre els dangers d’insurrection communiste et se goinfrer sur le marché noir (voir à ce sujet les Yakusa-Gan de Fukasaku, les « Yakusa paper ») en pratiquant meurtre au Katana (les yakusa ne sont jamais bien loin de l’extreme droite japonaise qui ferait passer le pen et cie pour des gauchistes) viols et incendies et traffic de shabu. Le double systeme est le meme que celui établi en Sicile avec Cosa Nostra et la politique. Ce n’est en rien une gloire nationale mais une vérole nationale, comme toute mafia.

      J’ai utilisé le terme barbare dans son sens Romain, à savoir celui de non-romain. La société japonaise est incroyablement homogéne mais aussi trés trés xenophobe (comme celle de Corée). Elle se refuse à faire face à son passé. Mais franchement il n’y a guére que les Européeens pour avoir le courage -dans une ceratine mesure- de regarder leur histoire dans le blanc des yeux et parfois s’en excuser. Ce qui en fait les boucs emissaires de régimes qui justifient leur tyrannie par l’histoire (Algérie, Chine, USA nottament mais pas seulement).

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